mardi 10 février 2026

Rive gauche, Rive droite et Cité, de Pierre Bordage


 

1-      1-  Rive gauche, Métro Paris 2033.

2-     2 -   Rive droite, Métro Paris 2033.

3-     3 -  Cité.

 

Je choisis ici de regrouper trois chroniques en une car j’ai lu les trois volets de cette saga à la suite.

 

Métro de Paris, plusieurs siècles après une pluie de bombardements nucléaires ayant entrainé une surface planétaire inhabitable.

Des survivants ont trouvé refuge dans les profondeurs de la terre, là où les radiations mortelles étaient plus faibles.

 

Pierre Bordage a imaginé la vie des habitants du métro de Paris. Vaste et tentaculaire, des communautés y ont prospéré tant bien que mal au fil des siècles.

 

De chaque côté de la Seine (Rive gauche et Rive droite), la vie s’est développée, s’adaptant à l’obscurité, la promiscuité et surtout aux ressources limitées.

 

Dès les premières pages, je me suis laissé happer par le formidable don de conteur de l’auteur.

J’ai découvert un monde souterrain et une organisation humaine finalement pas si différente de la nôtre. Les mêmes schémas ont toujours tendance à se reproduire, même s’ils mènent à une impasse, même s’ils conduisent l’humanité à l’autodestruction.

 

Cependant, les conditions de vie difficiles et contre-nature exacerbent forcément les mauvais penchants de l’Homme. Nous voilà donc plongés dans ce qu’il y a de pire en l’être humain. La colère, la violence, la frustration, la cupidité, l’insécurité permanente, le combat quotidien pour simplement satisfaire ses besoins primaires et surtout le manque total d’espoir. Aucune perspective d’une vie meilleure, ailleurs…

Des insectes piégés dans un bocal.

 

Tout au long des trois volets, nous suivons une poignée de personnages, certains bons, d’autres mauvais. Ils nous entrainent au fil de leurs errances, de leurs manigances, de leurs aventures, de leurs malheurs, mais aussi de leurs découvertes, de leurs amitiés, de leurs amours et finalement de leurs espoirs.

 

Comme toujours avec Pierre Bordage, j’ai adoré cette lecture. Elle fut addictive, imaginative, passionnante, une bonne coupure avec le quotidien, une source d’évasion et un apaisement pour l’esprit.

Joie et gratitude.

Bonne lecture ;-)

 

 



3 commentaires:

  1. Sur un schéma classique d'Anticipation, celui post-apo nucléaire, Pierre Bordage (RIP) semble user une nouvelle fois de son art de conteur naturel reconnu. Merci pour la chro, Cheyenne, çà donne envie de lire, même si le post-apo et moi, ces temps-ci, çà fait deux en raison de l'actualité internationnale qui promet beaucoup, à court terme, en ce domaine. Le sous-genre SF est né d'Hiroshima et de Nagasaki, dans la décénnie qui suivit. Faut croire que çà n'a pas suffit, ces deux bombes et ces milliers de morts.

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    1. He oui, c'est bien ce qui est démontré dans cette trilogie. Les mêmes schémas tendent à se répéter, hélas. A croire que l'homme n'apprend pas de ses erreurs..

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  2. Je me trompe ou l'auteur a déjà abordé le sujet du post-apo avec "Les derniers hommes" ?
    Dans un autre domaine, celui du planet-opera, Bordage m'avait scotché avec une autre trilogie, celle des "Guerriers du silence". Ce que je perçois de lui, sur le fil de ses productions: il me semble touche-à-tout. Et avec succès..! Chaque coup porte.
    Il va nous manquer.

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